Montée sur le plateau par l’akba Aroum (environ 2 h de marche). En arrivant sur les hauteurs (1900m), émotion à la vue des premières peintures de Jabbaren. Visite de ce sanctuaire archéologique, riche de 5 000 gravures et peintures répertoriées retraçant l’histoire du Sahara préhistorique.
L’homme préhistorique a laissé des empreintes gravées ou peintes dans des abris sous-roche ou sur les parois au bord des ouadis (rivières). Ces scènes de chasses ou pastorales d’une étonnante fraîcheur attestent la présence en ces temps reculés de grands mammifères tels que des rhinocéros, des éléphants, des girafes, mais aussi des lions, des mouflons, des gazelles, des bovidés, des autruches, des chiens … qui tous témoignent que ce désert ne l’a pas toujours été. A une période où « les montagnes étaient humides » comme disent les Touaregs, ce désert était une savane. Les 15 000 peintures et gravures rupestres laissées par les chasseurs-cueilleurs du néolithique et répertoriées à ce jour dans le Tassili-n-Ajjer retracent quelques 9 000 à 10 000 ans de l’histoire de cette région.
Site d’Alanedoumene, avant de prendre la direction de Tin Kani, dans des paysages toujours splendides.
Puis nous visiterons les sites de Tamrit, pour un admirable panorama sur son grand canyon et une visite du site.
Puis, Wan-Touhami, Séfar. Ici, Henri Lhote resta de longs mois pour établir les relevés des peintures. Visite de ce site extraordinaire : champignons de grès, tours séparées par des allées sablonneuses. Très belles peintures de la période des “hommes à tête ronde”, le Séfar blanc et le Séfar noir. Tin-Tazareft, un site très riche en peintures (l’Archer, les Nageurs) dans un paysage somptueux de tours de grès. Quelques traces de mouflons ou gazelles. Magnifiques peintures rupestres tous les jours de notre randonnée. Tin-Abateka, avec ses tours effilées semblant jaillir du sable et ses très grandes peintures. Au sud, en passant par In Itinenin (chars garamantes) et Tetras n’Alies.
Puis la grotte aux peintures de Tin Zoumaïtec et la fameuse vallée des Cyprès millénaires.
Bivouac tous les soirs, souvent dans des abris sous roche comme au temps de la préhistoire.